La crise boursière, ou l'art de perdre.

La crise boursière, ou l'art de perdre.
La première fois que l'on va au casino, on apprend très vite que l'on peut gagner et perdre beaucoup en un minimum de temps. Tout l'art d'un bon joueur est donc de s'arrêter quand il faut.
En bourse, le principe est le même : l'art est de savoir placer son argent pour avoir les bonnes cartes en main, et savoir se retirer quand on sent qu'elles ne valent plus rien, ou du moins qu'elles ne valent plus ce qu'on espérait.
L'origine de la crise boursière qui a touché les marchés financiers en août 2007 est que tous les joueurs ont retiré leurs cartes au même moment, ce qui fait qu'il n'y avait plus rien sur le tapis.
Voilà pour la métaphore. Rentrons davantage dans le concret et le détail.

Ce qu'il faut savoir avant tout, c'est que "les moteurs" de la crise sont principalement les banques. Les banques, contrairement à ce que l'on pourrait penser, sont comme les entreprises : elles vont vendre leurs services (des prêt d'argent par exemple) et se réapprovisionner (en argent) sur les marchés monétaires, c'est à dire le lieu de rencontre entre les banques exclusivement.
Par exemple, /Toto/ a besoin d'argent pour financer l'achat de son appartement; il va contracter un emprûnt chez sa banque. Sa banque va lui fournir cet argent, qu'elle aura elle-même emprûnté (via le marché monétaire) à une autre banque.

Certaines banques, pour faire péricliter leurs affaires, n'hésitent pas à créer de nouveaux crédits, pour attirer une clientèle toujours plus diversifiée.
En 2001 s'est par exemple développé aux USA le marché des subprimes, qui sont des prêts accordés à une clientèle peu solvable (ou qui n'est pas sûre de pouvoir rembourser). La banque, en prêtant à cette clientèle, prend des risques puisqu'elle n'est pas sûre d'être remboursée! En échange, elle décide donc de monter ses taux d'intérêts sur ces emprûnts pour avoir des garanties et que l'opération soit suffisamment rentable. De plus, ces subprimes sont destinés à des achats immobiliers; la banque se réserve le droit de saisir ces achats immobiliers en cas de non-remboursement (on appelle cela des prêts hypothécaires).

Nous savons à présent ce qu'est un subprime. maintenant imaginez : le marché hypothécaires vaut 10 000 milliards de dollars. Les subprimes, petite partie de ce marché, forment 20% de ce marché, soit 2000 milliards de dollars! Ajoutez à cela que les banques américaines réalisent des profits de "seulement" 140 milliards de dollars par an; on est bien loin des 2000 milliards de subprimes. Ces140 milliards sont donc l'équivalent de plusieurs trimestres de profit pour les banques.

J'ai expliqué plus haut que les banques (pour être sûr d'avoir toujours du liquide) emprûntent elles-mêmes à d'autres banques. Or qui dit emprûnt dit taux d'intérêt, même pour les banques.
Si par exemple une banque X emprûnte à une banque Y au taux de 4%, la banque X prêtera à son client /Toto/ au taux de 5 ou 6%, pour être sûr de faire du profit.
Si vous avez compris ça, vous avez compris comment la machine infernale s'est mise en route.

Les taux d'intérêts des banques aux USA sont de plus en plus élevés, ce qui signifie que lorsqu'un particulier emprûnte, il doit rembourser beaucoup plus.
Dans le cas des subprimes, où les particuliers ont des revenus modestes, il arrive très vite un moment où le particulier dit "stop, je n'ai pu les moyens de rembourser". La banque qui lui avait prêté de l'argent ne sera donc pas remboursée, et perd du profit. On comprend très vite que si tous ses clients ayant souscris à un subprime ont la même réaction, la banque peut faire faillite.
Or cette banque emprûnte à d'autres banques partout dans le monde, donc ces autres banques non plus ne seront pas pas remboursées, et risquent elles aussi de mettre la clé sous la porte.

Pour éviter cela, les banques n'ont pas hésité à geler leurs prêts aux autres banques. Et c'est ainsi que le marché monétaire s'est vidé de son sang. Il n'y avait plus de liquidité (d'argent pour carricaturer) sur le marché monétaire, et toutes les banques étaient bloquées.

Les actionnaires du monde entier ont senti que les banques sur lesquelles ils avaient parié feraient moins de bénéfice qu'ils espéraient. Ils ont donc retiré leurs cartes, et se sont mis à revendre leurs actions. Les cours des différentes bourses mondiales, du Down Jones au Nikkei, se sont écroulés.
La seule solution pour éviter une crise semblable à celle de 1929 était de régler le problème en amont, en redonnant de la liquidité sur le marché monétaire : les banques pourraient ré-emprûnter, re-rembourser et tout devrait donc rentrer dans l'ordre.

La Banque Centrale Européenne et la Fed (qui sont "les grands patrons" des banques) ont injecté plusieurs milliards de dollars sur le marché monétaire, pour accroître les liquidités qui manquaient tellement. A titre d'exemple, la BCE a injecté en une journée 94,8 milliards d'euros, dépassant le prêt de 69,3 milliards d'euros fait après les attentats du 11 septembre 2001.

En bref, on voit qu'en bourse, une petite vague peut rapidement devenir une grosse tempête. Ce qui est intéressant de noter, c'est que cette tempête est pour certains économistes nécessaire! En effet, il s'agirait d'une "réappréciation du risque" selon Jean-Claude Trichet, président de la BCE. Cela permettrait donc en gros de remettre les compteurs à zéro. Mais en remettant les compteurs à zéro, on s'aperçoit que certains ont perdu leur emploi (puisque certaines banques ont fait faillite), que des sommes impressionnantes ont dû être injectée dans le circuit monétaire pour éviter la crise.
La bourse et les marchés financiers forment un monde bizarre, ou des milliards d'euros peuvent être perdus en quelques heures. C'est peut-être cette excitation qui attire tant, comme lorsqu'on lance les dés pour gagner la mise.

/Toto/

# Posté le samedi 15 septembre 2007 12:22

Modifié le dimanche 16 septembre 2007 04:49

Les éléctions législatives au Maroc, le PJD et autres partis islamistes, attentats algériens

Les éléctions législatives au Maroc, le PJD et autres partis islamistes, attentats algériens
Au Maroc, plus de la moitié de la population est analphabète. Ainsi, ceux qui ont voté pour le PJD ont déposé dans l'urne un bulletin orné d'une lampe à huile, sigle du parti islamiste modéré (en référence sans doute à l'ampoule de l'AKP turc). Alors pourquoi tant d'abstentions ? merde! Il n'y avait plus qu'à reconnaître le sigle de son parti ! (des fois, ce sigle était même un animal).
Non, en fait ce qui justifie ce désintérêt des Marocains pour les législatives (à peu près 40 % de participation, dont 20 % de votes nuls) c'est qu'ils ont l'impression que cela, de toute façon, ne changera rien, puis ils n'ont pas vraiment tord quand on voit les députés fantômes qui s'enrichissent pendant la demi-dizaine d'années et qui, pour la plupart, ne siègent quasiment jamais au parlement.
J'ai oublié de détailler un point, vous avez certainement dû vous poser la question, tout effaré : 20 % de votes nuls ? comment cela est-il possible ? Et bien ils estiment que les politiques marocaines sont tellement corrompues, qu'un d'entre eux a même inscrit sur son bulletin "Vive la pauvreté!".

Alors, pour revenir au PJD. Le PJD (parti de la justice et du développement) en deux mots c'est quoi, c'est un parti politique marocain islamiste modéré et conservateur qui a fait sa campagne sur le thème de la lutte contre la corruption, soit le combat contre l'abus de pouvoir à des fins privées. On dit même que la corruption est le "cancer marocain". Elle est devenu tellement quotidienne qu'elle a fini par rentrer dans les moeurs, et donc n'est pas condamnée. D'ailleurs en parlant de corruption, petite parenthèse, l'ancien président philippin Joseph Estrada vient d'être condamné à la prison à perpétuité par le tribunal anti-corruption. Il aurait détourné un dizaines de millions d'euros pendant son règne. Donc je pense qu'en luttant contre la corruption, le PJD veut lutter contre les principaux fléaux de la société marocaine, que sont l'analphabétisme, la pauvreté et le chômage, car les politiques de grands travaux des années précédentes (des mesures budgétaires, entre autre, une sorte de New Deal marocain) n'ont pas encore eu de retombées et le système de formation est toujours aussi peu efficace.

Porté favoris d'après les sondages, le PJD n'obtiendra avec déception que seulement 47 sièges (le leader du parti Saad Eddine el-Othmani visait les 70 députés tout de même), derrière le parti nationaliste : l'Istiqlal (52 sièges). Dommage, car le PJD aurait pu capter les islamistes extrémistes qui tentent d'imposer l'islamisme par la force ou le terrorisme, en l'imposant plus modérément par l'action politique. Ce serait donc une façon d'éviter l'intégrisme. Ainsi, Saad Othmani se dit islamiste chrétien, tout comme l'UDF a ses racines démocrates-chrétiennes par exemple. Alors on pourrait rapprocher le PJD à l'AKP turc du président Abdullah Gül, fidèle au principe de laïcité.

Pourtant, le président algérien Abdelaziz Bouteflika, lui, qui a choisi la voie de la "réconciliation nationale" et qui rejette l'extrémisme des islamistes, redoutait que le PJD remporte les législatives marocaines. En effet, alors qu'ils venaient saluer Bouteflika, une vingtaine d'algériens ont trouvé la mort et une centaine ont été blessés dans les attentats de Botna qui visaient le cortège présidentiel algérien. Et ça ne s'arrête pas là! Récemment, un adolescent de 15 ans a foncé avec sa camionnette bourrée d'explosifs sur la caserne de gardes-côtes de Dellys causant la mort de 30 algériens. Ces 2 attentats sont revendiqués par AQMI (Al-Qaida pour le Maghreb islamique) et un des responsables de recrutement de kamikases islamistes n'est autre que Abdelqahar Benhadj, le fils d'Ali Benhadj, ancien bras droit d'Abassi Madani, numéro 1 du FIS (front islamique du salut, dissoute en 1992, formation politique islamiste algérienne qui s'est engagée dans une lutte armée contre l'Etat). On comprend donc l'inquiétude du président algérien, qui craignait de voir dans le PJD un second FIS, en vue des attentats du moment (attentats qui sont récurrents chaque années quelques jour avant le ramadan en Algérie).

Mais je pense que la victoire du PJD n'aurait pas été plus révolutionnaire que la victoire de l'AKP.

/Flo/

# Posté le vendredi 14 septembre 2007 11:39

Modifié le mercredi 26 décembre 2007 12:28

Sicko, ou le problème de protection sociale.

Sicko, ou le problème de protection sociale.
Je viens à l'instant de visionner le dernier film de Michael Moore, Sicko (sorti en salles le 5 septembre 2007) et qui traite du problème de la protection sociale aux USA, et remet en cause tout le système sanitaire et social américain (rien que ça!). Certes on n'en attendait pas moins d'un film de Moore, et c'est évident qu'il suscite des réactions. Je vous présente donc ici la mienne, et j'essaierai de faire une approche plus exhaustive que dans le film du système français.

La première chose que l'on peut dire en regardant ce film, c'est évidemment qu'il y a un vrai problème d'inégalités aux soins aux USA. Les Etats-Unis sont la première puissance mondiale, c'est à dire première puissance économique, première puissance militaire. Depuis les années 50, aucun des 198 pays du monde n'ont réussi à piquer cette place de leaders. Un vrai modèle de réussite! On note par ailleurs que les USA sont au 3e rang mondial pour la démographie, avec plus de 302 millions d'habitants. 6 fois plus que la France, 10 fois plus que le Tchad. Or sur ces 300 000 000 d'habitants du plus développé des pays, 250 000 000 n'ont pas de véritable accès aux soins. Les trois-quarts.

Coûtant trop cher, étant trop gros ou trop maigre, ayant une maladie connu mais elle aussi trop chère, ils ne peuvent être soignés parce-qu'aucune assurance maladie n'est prête à prendre des risques. On comprend bien qu'aux USA, les assurances maladie (Medicare, etc) sont avant tout des entreprises, recherchant davantage le profit que la santé du client. Ils soignent leur train de vie plutôt que celle des autres.
Dans ce film, Michael Moore nous présente quelques-uns des nombreux malades ayant dû faire face à ce problème d'assurance-maladie. Ce qui m'a le plus marqué, c'est cet homme qui se coupe deux doigts (majeurs et annulaire) en coupant du bois. Trop pauvre pour souscrire à une assurance-maladie, on lui propose de lui "recoudre" le majeur pour 60 000$ et l'annulaire pour "seulement 12 000$". La logique de ce système a de quoi étonner : "Vous n'avez pas les moyens pour payer une assurance, vous avez du mal à payer le loyer (l'immobilier étant hors de prix), mais j'imagine que vous avez de quoi vous refaire le doigt à 60 000$ !".
Comme quoi un imprévu peut vous endetter à vie... à cause d'une planche de bois.

Il faut ensuite savoir que, heureusement, le monde n'est pas comme les USA en matière de protection sociale : Le Canada, l'Angleterre ou... la France offrent une protection sociale adéquate (voire excellente). Vous qui lisez cet article, dites-moi que vous avez déjà payé en entrant aux Urgences? Dites-moi que vous avez déjà dû appeler votre assurance-maladie dans une ambulance pour lui demander si vous pouviez vous faire soigner? Et bien non, vous ne pouvez pas. Tout simplement parce-qu'en France, le droit à une santé correcte est respecté, et que n'importe qui, de l'épicier du coin de la rue à Nicolas Sarkozy se fait soigner efficacement.

Alors oui d'accord ce film est romancé : Michael Moore nous livre qu'une vision parcielle des choses, ne soyons pas naïfs. Pourtant, lorsqu'on se documente un peu, on voit que même les plus conservateurs des conservateurs reconnaissent les limites du système, par exemple en France payer 20¤ chez le médecin généraliste, et aux USA plus de... 100¤.
Le professeur d'économie de la New York University (et conservateur) défend le système comme étant égalitaire, en expliquant "Certains conservateurs diraient que nous avons en fait un système de couverture universelle dans la mesure où tout le monde est couvert à condition d'être pauvre...".
Cette phrase donne envie de vivre en Amérique n'est-ce pas...? Alors c'est donc comme cela que ça marche, les pauvres sont couverts. D'une part cela reste à prouver, mais d'autre part la question qui me vient à l'esprit et assez simple est : à partir de quel moment est pauvre? Et cela veut dire que quelqu'un de moyennement pauvre ne peut pas être couvert? Triste vision des choses pour une société qu'on qualifie "d'égalitaire".

Alors oui en France nous avons un très déficit énorme de la Sécu, mais au moins, on a pas besoin de sortir le carnet de chèque quand on monte dans une ambulance...

/Toto/

# Posté le lundi 10 septembre 2007 15:40

Modifié le lundi 10 décembre 2007 14:26

Qui connait Madame Royal ? (GRASSET) - contexte, commentaire, et problématique

Qui connait Madame Royal ? (GRASSET) - contexte, commentaire, et problématique
Anciennement secrétaire national à l'économie du Parti Socialiste et actuel secrétaire d'Etat dans le gouvernement Fillon, Eric Besson a reçu selon Benoît Hamon << la récompense pour le prix de sa trahison >>. Sarkozy nous parle d'ouverture, mais ces débauchages (Bernard Kouchner, Hervé Morin ... ) étaient surtout une stratégie UMP pour "mettre le bazar" au sein du PS pendant la campagne législative.
Avant de se rallier à Sarkozy, Eric Besson "nous raconte tout" sur la vérité de la politique de Madame Royal dans un entretien avec Claude Askolovitch, reporter au Nouvel Observateur.
Aujourd'hui, ce bouquin n'est qu'un réquisitoire parmi tant d'autres sur la coqueluche des sondages. Claude Allègre a repris le flambeaux avec "La défaite en chantant", mais dans lequel les éléphants et les lionceaux en prennent aussi pour leur grade : << Des arrivistes en barboteuse >> qualifient les lionceaux par exemple.

Alors, tout commence à Villepinte, le 11 février 2007 quand les 15 000 militants et sympathisants viennent s'agglutiner autour de Ségolène Royale pour écouter les 100 propositions du pacte présidentiel << Le système Royal est un aspirateur : ça remonte vers le haut, on la nourrit, mais il n'y a aucun retour, aucun dialogue, aucun débat (page 21) >>. En plus de ne pas dialoguer, Eric Besson nous dresse le portrait d'une candidate à la présidentielle indécise, qui ne fonctionne que par moratoire. Elle a en effet proposé plusieurs moratoires, notamment sur les OGM, l'EPR et le plan de restructuration Power 8 d'EADS. << Le pied sur le ballon, on ne décide pas, on ne décide de rien, on se couvre ! (page 135) >> . C'est comme la Turquie, on ne décide de rien, ce sera l'avis des Français... (au moins De Gaulle avait démissionné justement après son référendum perdu en 1969. Lui, on avait son avis).
Et quand on lui pose une question (il s'agissait d'une question sur le terrorisme en Irak ), elle rétorque qu'on ne lui aurait pas posé cette question si c'était un homme. Pendant qu'elle recule devant les difficultés, Sarkozy sait où il va. En gros, Sarkozy nous fait peur parce qu'on sait où il va, mais Ségolène Royal encore plus, parce que personne, pas même elle, savait où elle allait.

Allègre définit le "royalisme" dans "La défaite en chantant" comme << des gens dont l'ambition dépasse de beaucoup les capacités et qui l'assument en toute lucidité >>. Or, quand elle répond, en ésitant, pas sûr de son résultat : 1, à la question : Combien la France possède elle de sous-marins nucléaires ? elle n'a, non seulement pas les capacités d'acceder à la fonction de "chef des armées", mais encore moins de lucidité. La politique, ce n'est pas du petit bonheur la chance ! Quand on ne sait pas, on le dit (d'autant plus que 1 est une réponse absurde, étant donné qu'il est question de dissuasion nucléaire)

Cette incompétence s'est aussi reflétée quand elle a répondu à Nicolas Hulot sur le pacte écologique et que dans son discours, l'engagement des 20% d'énergie renouvelable est étonnamment passé à 50% ! << Royal et Rebelle ont voulu montrer qu'ils étaient les plus écolos des équipes présidentielles. Ils ont voulu aller au-delà du Pacte de Hulot (page 128) >>. Or, pour Besson, l'équation est simple! 50 % d'énergie renouvelable = abandon de l'EPR = fermeture de plus de 20 centrales ou réacteurs = délocalisations + produire de l'électricité à partir du gaz ou du charbon importé = augmenter notre contribution à l'effet de serre et au réchauffement climatique ! Elle n'est donc pas représentative de la "vraie gauche", celle du progrès !

Et puis cette démagogie! Quand l'Hezbollah compare l'intervention au Liban de l'armée israélienne à l'occupation de la France par les nazis et le combat du Hezbollah d'Ali Ammar à la résistance française, elle affirme partager des choses avec eux... Attendez, je vais vous la refaire : Elle partage des opinions avec une organisation terroriste qui nie l'existence d'Israël !

Enfin, la "Femme fatale" se pose comme quelqu'un d'intouchable car << Si on l'a contrait, on insultait les femmes battues, les femmes excisées, les femmes martyrisées ! (page 144) >> J'ajouterai ironiquement : et les hommes battus alors ? victimes oubliées de la violence conjugale ?

Puis, pour assurer sa reconversion politique, Besson a tendu la perche à Sarkozy avec son <<quand il (Sarkozy) taxait le PS d'immobilisme et de conservatisme, il touchait quelque chose en moi (page 117) >> Après tout, quitte à démissionner, autant assurer ses arrières !

En résumé, malgré que ce livre soit écrit par un frustré, qui était pour le retour de Jospin, Ségolène Royal serait donc une candidate à la présidentielle qui n'est pas ouverte au dialogue, indécise, refuse le progrès, est démagogue, se targue de représenter les femmes martyrisées donc dispose d'un bouclier, et pour finir, surtout incompétente. C'est pourquoi Besson voit en elle un danger pour la gauche, et la France. En attendant, pour la prochaine campagne, Julien Dray espère toujours... << Elle ne doit pas changer, mais apprendre cette culture du parti, à diriger une équipe, à gérer des rapports humains et des rapports de forces>>

Et vous, vous pensez qu'elle va la bâtir son "alternative claire" ? Le débat est ouvert !

/Flo/

# Posté le lundi 10 septembre 2007 12:27

Modifié le samedi 29 décembre 2007 07:39

Bienvenue!

Bienvenue sur Le Blog Enchainé !
En référence évidente au célèbre journal le Canard Enchainé, Le Blog Enchainé poursuit le même but : informer le plus grand nombre par la dérision, le satirique et l'humour en tout genre.
Nous nous efforçerons de plus de vous informer sur le plus grand nombre de sujets principalement d'actualité et de sujets qui vous tiennent à coeur.
Nous précisons dès le début de ce blog que nous ne dépendons d'aucun parti politique, aucune association quelle qu'elle soit, ni de journal, en particulier du Canard Enchainé. Nous faisons ce blog par nos propres moyens, nos propres convictions, et notre propre style. En clair, nous sommes indépendants.
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Nous aimons réagir sur les sujets d'actualité, et avons eu l'idée de rédiger ce blog pour nous exprimer, développer notre esprit critique voire (dans l'idéal) susciter des débats via les commentaires qui pourraient être laissés sur les articles.
Encore une fois, il est important de savoir que nous sommes indépendants.
Ce blog sera mis à jour régulièrement.
En espérant que vous lirez ce blog avec autant de plaisir que nous avons à l'écrire, nous vous souhaitons d'excellentes visites.

Les auteurs /Flo/ et /Toto/

# Posté le lundi 10 septembre 2007 12:26

Modifié le dimanche 23 septembre 2007 10:32