Les Corées, péninsule divisée au 38 ème parallèle : avec au nord, la République populaire démocratique (pas si démocratique que ça) de Corée (RPDC) soutenue par l'armée chinoise, au régime communiste et à la "dictature héréditaire" , et au sud, un pays industriel producteur de technologies de pointe, sous protection américaine. Vous avez donc compris : ces 2 là sont fait pour s'entendre !
La Corée du Nord a toujours consacré une part très importante de son budget dans l'armement. Vous vous rappelez sans doute de l'essai nucléaire de Pyongyang il y a maintenant tout juste 1 an. Sans plus attendre, la communauté internationale avait condamné cet essai et les Etats-Unis avaient exigés à la RPDC de stopper son programme nucléaire pendant que le Conseil de sécurité de l'ONU s'empressait d'appeler les Etats à un embargo sur les armes. L'ambassadeur nord-coréen Pak Gilyon avait même été jusqu'à la menace << Si les Etats-Unis continuent à faire monter la pression, nous considérons cela comme une déclaration de guerre. >> Pourtant, les sanctions auraient eu des effets dramatiques sur la population nord coréenne. << Nous risquons de réduire à zéro les progrès accomplis pour enrayer la malnutrition >> avait répondu John Powell, directeur adjoint du programme alimentaire mondiale (le PAM). Cette année, c'est au tour de l'Iran.
Aujourd'hui, on ne sait rien ou presque de la Corée du Nord, car c'est mission impossible que de vouloir s'y rendre avec un visa de presse. Pourtant, le photographe suisse Nicolas Righetti y est parvenu (plusieurs fois même), << On ne visite pas la Corée du Nord comme on veut. Le guide qui vous est affecté ne s'éloigne jamais à plus de dix mètres pendant tout le séjour minutieusement programmé. Lorsqu'un étranger met le pied à Pyongyang, la capitale, le circuit est toujours le même : visite de la statue de Kim Il Sung, le père de l'actuel dictateur, le théâtre de Kim Il Sung, la maison natale de Kim Il Sung >> Je vous conseille d'ailleurs de jeter un coup d'oeil sur son album de photos << Le dernier paradis >> (oui, difficile de croire pour ce pays qui croupit dans la famine, qu'il est un "paradis terrestre".) La propagande est telle que le slogan << Nous sommes heureux >> vient accueillir le si peu de touristes arrivant à l'aéroport de Pyongyang. Cependant, le "Cher Leader" car c'est comme ça qu'on doit l'appeler, est beaucoup moins charismatique que son père. on Coupée du reste de la planète, la RPDC est donc un des seul pays qui "échappe" à la mondialisation, et donc à la culture mondialisée (je serais quand même curieux de savoir s'ils ont des Mcdonald's).
C'est impensable ! Les 2 Corées viennent de signer une << déclaration de paix et de prospérité >>. En 7 ans, c'est la deuxième fois que les présidents respectifs se réunissent dans le cadre d'un sommet intercoréen. Plus étonnant encore, Roh Moohyun, le président sud-coréen, aurait même emprunté la route (et non l'avion comme son prédécesseur en 2000) pour se rendre le mardi 2 octobre à Pyongyang, capitale nord-coréenne. Les objectifs de la déclaration sont simples : engager des pourparler entre la Chine et les Etats-Unis, et mettre fin à l'opposition militaire entre les 2 corées (surprenant non ? quand on sait ce qui s'est passé l'année dernière). Mais cette entente est chargée d'une composante symbolique, puisqu'il est question de << respect mutuel et de confiance réciproque au-delà des différences idéologiques et des systèmes politiques. >>
Juste ça ? non. Bien sûr que non. On ne s'arrête pas en si bon chemin. Des coopérations économiques sont envisagées. D'abord, on va mettre en service la voie ferrée qui raccorde le sud au nord. Alors là vous vous dites : mais c'est super ! des familles séparées depuis plus de 50 ans vont se retrouvées ! mais la raison, je rappelle, est avant tout économique, puisque la ligne transportera en 2008 les supporteurs sud-coréens aux Jeux olympiques de Pékin, depuis Séoul. Les 2 Corées s'entendraient même pour ouvrir un site touristique ensemble, le Mont Paektu (c'est d'ailleurs sur cette montagne blanche qu'aurait vu le jour Kim Jong-il, actuel dirigeant de la Corée du nord.) De plus, le succès de l'investissement des entreprises sud-coréennes d'industries légères (des entreprises axées sur la production de vêtements, de montres ou encore d' emballages de produits cosmétiques) dans la zone industrielle de Kaesong, zone démilitarisée en Corée du Nord, située à quelques kilomètres de la frontières, ont poussés les Corées a créer à nouveau des complexes industriels dans cette zone.
Seule crainte notable pour la Chine, première partenaire commerciale de la Corée du Sud : que les capitaux sud-coréens se dirigent à long terme plus vers la Corée du Nord que la Chine.
L' économie n'aurait-elle pas alors plus de poids que les idéologies politiques ?
/Flo/
La Corée du Nord a toujours consacré une part très importante de son budget dans l'armement. Vous vous rappelez sans doute de l'essai nucléaire de Pyongyang il y a maintenant tout juste 1 an. Sans plus attendre, la communauté internationale avait condamné cet essai et les Etats-Unis avaient exigés à la RPDC de stopper son programme nucléaire pendant que le Conseil de sécurité de l'ONU s'empressait d'appeler les Etats à un embargo sur les armes. L'ambassadeur nord-coréen Pak Gilyon avait même été jusqu'à la menace << Si les Etats-Unis continuent à faire monter la pression, nous considérons cela comme une déclaration de guerre. >> Pourtant, les sanctions auraient eu des effets dramatiques sur la population nord coréenne. << Nous risquons de réduire à zéro les progrès accomplis pour enrayer la malnutrition >> avait répondu John Powell, directeur adjoint du programme alimentaire mondiale (le PAM). Cette année, c'est au tour de l'Iran.
Aujourd'hui, on ne sait rien ou presque de la Corée du Nord, car c'est mission impossible que de vouloir s'y rendre avec un visa de presse. Pourtant, le photographe suisse Nicolas Righetti y est parvenu (plusieurs fois même), << On ne visite pas la Corée du Nord comme on veut. Le guide qui vous est affecté ne s'éloigne jamais à plus de dix mètres pendant tout le séjour minutieusement programmé. Lorsqu'un étranger met le pied à Pyongyang, la capitale, le circuit est toujours le même : visite de la statue de Kim Il Sung, le père de l'actuel dictateur, le théâtre de Kim Il Sung, la maison natale de Kim Il Sung >> Je vous conseille d'ailleurs de jeter un coup d'oeil sur son album de photos << Le dernier paradis >> (oui, difficile de croire pour ce pays qui croupit dans la famine, qu'il est un "paradis terrestre".) La propagande est telle que le slogan << Nous sommes heureux >> vient accueillir le si peu de touristes arrivant à l'aéroport de Pyongyang. Cependant, le "Cher Leader" car c'est comme ça qu'on doit l'appeler, est beaucoup moins charismatique que son père. on Coupée du reste de la planète, la RPDC est donc un des seul pays qui "échappe" à la mondialisation, et donc à la culture mondialisée (je serais quand même curieux de savoir s'ils ont des Mcdonald's).
C'est impensable ! Les 2 Corées viennent de signer une << déclaration de paix et de prospérité >>. En 7 ans, c'est la deuxième fois que les présidents respectifs se réunissent dans le cadre d'un sommet intercoréen. Plus étonnant encore, Roh Moohyun, le président sud-coréen, aurait même emprunté la route (et non l'avion comme son prédécesseur en 2000) pour se rendre le mardi 2 octobre à Pyongyang, capitale nord-coréenne. Les objectifs de la déclaration sont simples : engager des pourparler entre la Chine et les Etats-Unis, et mettre fin à l'opposition militaire entre les 2 corées (surprenant non ? quand on sait ce qui s'est passé l'année dernière). Mais cette entente est chargée d'une composante symbolique, puisqu'il est question de << respect mutuel et de confiance réciproque au-delà des différences idéologiques et des systèmes politiques. >>
Juste ça ? non. Bien sûr que non. On ne s'arrête pas en si bon chemin. Des coopérations économiques sont envisagées. D'abord, on va mettre en service la voie ferrée qui raccorde le sud au nord. Alors là vous vous dites : mais c'est super ! des familles séparées depuis plus de 50 ans vont se retrouvées ! mais la raison, je rappelle, est avant tout économique, puisque la ligne transportera en 2008 les supporteurs sud-coréens aux Jeux olympiques de Pékin, depuis Séoul. Les 2 Corées s'entendraient même pour ouvrir un site touristique ensemble, le Mont Paektu (c'est d'ailleurs sur cette montagne blanche qu'aurait vu le jour Kim Jong-il, actuel dirigeant de la Corée du nord.) De plus, le succès de l'investissement des entreprises sud-coréennes d'industries légères (des entreprises axées sur la production de vêtements, de montres ou encore d' emballages de produits cosmétiques) dans la zone industrielle de Kaesong, zone démilitarisée en Corée du Nord, située à quelques kilomètres de la frontières, ont poussés les Corées a créer à nouveau des complexes industriels dans cette zone.
Seule crainte notable pour la Chine, première partenaire commerciale de la Corée du Sud : que les capitaux sud-coréens se dirigent à long terme plus vers la Corée du Nord que la Chine.
L' économie n'aurait-elle pas alors plus de poids que les idéologies politiques ?
/Flo/


