C'est le 3 janvier, à l'Iowa, Etat agricole du Midwest, qu'a été donné le coup d'envoi des primaires pour les élections présidentielles aux Etats-Unis. Sous forme de << causus >>, c'est-à-dire de votes précédés d'un débat pour aider les électeurs à départager les candidats, ce scrutin était le premier après un an de campagne. C'est pourquoi, en plus du fait que l'Iowa compte 3 millions d'habitants, ce qui n'est pas négligeable, la presse a attaché autant d'importance à ce premier appel aux urnes.
Il est amusant de constater que, pendant les périodes électorales, les candidats, par ravissement, s'attribuent de nouvelles dispositions. Barack Obama danse sur du gospel au Saturday Night Show, comme Ségolène Royale avait dansé avec Jamel. Quand à Hillary Clinton, dans un élan de bonté, on l'a surprise ajuster la couverture d'un handicapé en fauteuil roulant. D'ailleurs, on a presque oublié qu'il y avait des républicains dans cette course à l'investiture à la succession de George Bush, tant les médias (français) se sont focalisés sur Hillary et son principal rival Barack Obama, alors rappelons que du coté républicain, c'est le pasteur sénateur de l'Illionois, Mike Huckabee, qui est en tête.
Tant du côté démocrate que républicain, tous se disent représenter le changement, et ce, même l'ex gouverneur du Massachusetts, Romney, candidat soutenu indirectement par le président Bush. Au Texas, par exemple, où on se préoccupe plus de l'Irak, guerre qui ne mène à rien (voir article posté le vendredi 28 décembre), que de l'emploi, un journaliste du quotidien local de Killeen, ville qui avait voté à 70 % pour Bush en 2000, constate que << les autocollants "W" qui fleurissaient à l'arrière des voitures ont disparu >>. Mais le changement ne porte pas que sur la politique étrangère, il porte aussi sur la formation politique. Par exemple, Barack Obama est désireux de << redessiner la carte électorale du pays. >> << Nous ne sommes pas une collectivisation d'Etats rouges (républicains) et d'Etats bleus (démocrates). Nous sommes les Etats-Unis d'Amérique >> clame-t-il.
Hillary Clinton, qui s'était démarqué de Barack Obama, en discréditant ses idées, qui, on peut le dire, sont parfois conventionnelles, et en mettant en avant son expérience face à un jeune de 46 ans qui finit tout juste de payer les dettes du financement de ses études, s'est fait largement devancer aux primaires du 3 janvier, et n'a obtenu qu'une quelconque troisième place, derrière l'ancien sénateur de Caroline du Nord John Edwards.
<< Ce que vous voulez, c'est une politique fondée sur le concret, pas sur l'idéologie, sur la franchise, pas sur la "com". >> lance Obama, visant directement la sénatrice de New York. Mais l'ancienne First Lady, elle qui est si bien entourée, par son mari Bill Clinton, Madelaine Albright, ministre des affaires étrangères sous Clinton, ou encore Wesley Clark, son éventuel choix à la vice-présidence si elle était élue, ne bronche pas. << Nous allons tout de suite emmener cet enthousiasme dans le New Hanpshire. >> assure-t-elle. Chose faite, Hillary Clinton, qu' on a alors surnommé la << come back girl >>, obtient 35 % des voix dans le New Hamsphire, et devance Barack Obama qui n'est qu'à 36. De son côté, Bush s'était rendu en Israël, il serait peut-être temps pour une dernière année de mandat, afin de relancer un éventuel procesus de paix entre Israël et Palestine.
Dans le New Hanpshire, où la population est blanche à 94 %, certains disent que Barack Obama aurait été victime d'un vote anti-Noir. Il est vrai que dans les 2 cas, les démocrates seront dans une situation d'exception puisqu'ils auront à choisir entre une femme, ou un Noir. Pour reprendre le Nouvel Obs, si c'est un Noir, ça va encore être un homme, et si c'est une femme, ça va encore être un Blanc.
Rendez-vous le 15 janvier dans le Michigan, pour les prochaines primaires !
/Flo/
Il est amusant de constater que, pendant les périodes électorales, les candidats, par ravissement, s'attribuent de nouvelles dispositions. Barack Obama danse sur du gospel au Saturday Night Show, comme Ségolène Royale avait dansé avec Jamel. Quand à Hillary Clinton, dans un élan de bonté, on l'a surprise ajuster la couverture d'un handicapé en fauteuil roulant. D'ailleurs, on a presque oublié qu'il y avait des républicains dans cette course à l'investiture à la succession de George Bush, tant les médias (français) se sont focalisés sur Hillary et son principal rival Barack Obama, alors rappelons que du coté républicain, c'est le pasteur sénateur de l'Illionois, Mike Huckabee, qui est en tête.
Tant du côté démocrate que républicain, tous se disent représenter le changement, et ce, même l'ex gouverneur du Massachusetts, Romney, candidat soutenu indirectement par le président Bush. Au Texas, par exemple, où on se préoccupe plus de l'Irak, guerre qui ne mène à rien (voir article posté le vendredi 28 décembre), que de l'emploi, un journaliste du quotidien local de Killeen, ville qui avait voté à 70 % pour Bush en 2000, constate que << les autocollants "W" qui fleurissaient à l'arrière des voitures ont disparu >>. Mais le changement ne porte pas que sur la politique étrangère, il porte aussi sur la formation politique. Par exemple, Barack Obama est désireux de << redessiner la carte électorale du pays. >> << Nous ne sommes pas une collectivisation d'Etats rouges (républicains) et d'Etats bleus (démocrates). Nous sommes les Etats-Unis d'Amérique >> clame-t-il.
Hillary Clinton, qui s'était démarqué de Barack Obama, en discréditant ses idées, qui, on peut le dire, sont parfois conventionnelles, et en mettant en avant son expérience face à un jeune de 46 ans qui finit tout juste de payer les dettes du financement de ses études, s'est fait largement devancer aux primaires du 3 janvier, et n'a obtenu qu'une quelconque troisième place, derrière l'ancien sénateur de Caroline du Nord John Edwards.
<< Ce que vous voulez, c'est une politique fondée sur le concret, pas sur l'idéologie, sur la franchise, pas sur la "com". >> lance Obama, visant directement la sénatrice de New York. Mais l'ancienne First Lady, elle qui est si bien entourée, par son mari Bill Clinton, Madelaine Albright, ministre des affaires étrangères sous Clinton, ou encore Wesley Clark, son éventuel choix à la vice-présidence si elle était élue, ne bronche pas. << Nous allons tout de suite emmener cet enthousiasme dans le New Hanpshire. >> assure-t-elle. Chose faite, Hillary Clinton, qu' on a alors surnommé la << come back girl >>, obtient 35 % des voix dans le New Hamsphire, et devance Barack Obama qui n'est qu'à 36. De son côté, Bush s'était rendu en Israël, il serait peut-être temps pour une dernière année de mandat, afin de relancer un éventuel procesus de paix entre Israël et Palestine.
Dans le New Hanpshire, où la population est blanche à 94 %, certains disent que Barack Obama aurait été victime d'un vote anti-Noir. Il est vrai que dans les 2 cas, les démocrates seront dans une situation d'exception puisqu'ils auront à choisir entre une femme, ou un Noir. Pour reprendre le Nouvel Obs, si c'est un Noir, ça va encore être un homme, et si c'est une femme, ça va encore être un Blanc.
Rendez-vous le 15 janvier dans le Michigan, pour les prochaines primaires !
/Flo/



