Le niveau de salaire qu'une entreprise est prête à verser à un salarié, est le surcroît de richesses (productivité marginale) créées par ce salarié. Pour faire simple, il faut que l'embauche soit rentable pour l'entreprise. En effet, pour les libéraux, le travail est une marchandise, et à ce titre, il obéit à la loi de l'offre et de la demande. Moralité, toute variation du salaire dans un sens va entrainer une variation de l'emploi dans l'autre. Ainsi, pour les libéraux, si chômage il y a, c'est parce que le coût du travail est trop élevé. (se référer éventuellement à l'article posté le vendredi 5 octobre). Ces derniers vont même jusqu'à parler de "chômage volontaire", c'est-à-dire qu'en pesant le pour et le contre, le chômeur refuserait de travailler aux conditions du marché. Pourquoi me lever tous les matins pour aller travailler, pour finalement gagner autant que mon RMI ? Le chômeur met alors en balance la désutilité marginale du coût du travail.
Keynes, lui, va réfuter tout ça. Selon lui, c'est la production qui détermine le chômage, production elle-même déterminée par le niveau de la demande. Le volume de l'emploi dépendrait donc de la demande effective, soit la demande anticipée par les chefs d'entreprise. Le chômage, on le subit alors de façon totalement involontaire.
Il y a donc 2 conceptions tout a fait différentes du salaire. Pour les libéraux, c'est un coût, et pour les keynésiens, il est d'abord et avant tout vu comme un revenu, puisqu'il permet d'alimenter la demande. Chirac, en 1995, a eu son "trip keynesien". << La feuille de paye n'est pas l'ennemi de l'emploi. >> disait-il. Sauf qu' une fois élu, Alain Juppé a été nommé premier ministre. Ce dernier nous a fait une "vraie" politique de l'offre. Ce trip aura donc duré le temps d'une campagne.
Une autre approche : la théorie du salaire d'efficience, théorie qui remet en cause l'approche libérale. Selon cette analyse, une entreprise peut faire elle-même le choix de ne pas baisser les salaires, et peut y trouver son propre intérêt. En effet, on comprend l'état d'esprit qui peut animer quelqu'un qui est payé au plus bas. Il doit se dire que l'on a pas de reconnaissance particulière pour ce qu'il fait. Or, si on augmente son salaire, c'est sans doute qu'on a pris en considération ce qu'il est, et ce qu'il fait. A partir de là, il va donc s'impliquer, et pourquoi pas, faire du zèle. Dans la même logique, mais cette fois peut-être un peu plus tiré par les cheveux : si lorsqu'on embauche, on propose un salaire élevé, le "charlot" (qui sait que ç'en est un), ne se présentera pas à l'entretien. << Oulah ! Vu le salaire qu'ils proposent, c'est sans doute pas pour moi ! >> Les moins productifs ne viendraient pas et s'autolimiteraient, tandis que les "bons" se diraient : << Ah c'est pour les bons, j'y vais ! >> Je n'aime pas employer ce mot, mais cette sorte de "sélection naturelle" pourrait être profitable pour l'entreprise.
/Flo/
Keynes, lui, va réfuter tout ça. Selon lui, c'est la production qui détermine le chômage, production elle-même déterminée par le niveau de la demande. Le volume de l'emploi dépendrait donc de la demande effective, soit la demande anticipée par les chefs d'entreprise. Le chômage, on le subit alors de façon totalement involontaire.
Il y a donc 2 conceptions tout a fait différentes du salaire. Pour les libéraux, c'est un coût, et pour les keynésiens, il est d'abord et avant tout vu comme un revenu, puisqu'il permet d'alimenter la demande. Chirac, en 1995, a eu son "trip keynesien". << La feuille de paye n'est pas l'ennemi de l'emploi. >> disait-il. Sauf qu' une fois élu, Alain Juppé a été nommé premier ministre. Ce dernier nous a fait une "vraie" politique de l'offre. Ce trip aura donc duré le temps d'une campagne.
Une autre approche : la théorie du salaire d'efficience, théorie qui remet en cause l'approche libérale. Selon cette analyse, une entreprise peut faire elle-même le choix de ne pas baisser les salaires, et peut y trouver son propre intérêt. En effet, on comprend l'état d'esprit qui peut animer quelqu'un qui est payé au plus bas. Il doit se dire que l'on a pas de reconnaissance particulière pour ce qu'il fait. Or, si on augmente son salaire, c'est sans doute qu'on a pris en considération ce qu'il est, et ce qu'il fait. A partir de là, il va donc s'impliquer, et pourquoi pas, faire du zèle. Dans la même logique, mais cette fois peut-être un peu plus tiré par les cheveux : si lorsqu'on embauche, on propose un salaire élevé, le "charlot" (qui sait que ç'en est un), ne se présentera pas à l'entretien. << Oulah ! Vu le salaire qu'ils proposent, c'est sans doute pas pour moi ! >> Les moins productifs ne viendraient pas et s'autolimiteraient, tandis que les "bons" se diraient : << Ah c'est pour les bons, j'y vais ! >> Je n'aime pas employer ce mot, mais cette sorte de "sélection naturelle" pourrait être profitable pour l'entreprise.
/Flo/
